Coloriser une photo noir et blanc : comment ça marche ?

En bref. Coloriser une photo noir et blanc, c’est lui rendre des couleurs plausibles, zone par zone, à partir d’une numérisation. L’original n’est jamais touché. Le résultat dépend de deux choses : la qualité de l’image de départ, et ce que l’on sait de la scène.
- Ce qu’on obtient : un nouveau tirage et un fichier numérique, à partager avec toute la famille.
- Ce qui aide : une photo nette, et vos souvenirs. La couleur des yeux de votre grand-mère, nous ne pouvons pas la deviner.
- Ce qui ne risque rien : votre photo d’origine, qui vous est rendue telle quelle.
D’où viennent les couleurs d’une photo noir et blanc ?
Une photo noir et blanc ne contient aucune information de couleur. Elle enregistre seulement la luminosité : un rouge vif et un vert sombre peuvent y donner exactement le même gris. Coloriser, ce n’est donc pas « retrouver » des couleurs cachées dans l’image. C’est en choisir, puis les poser sur la photo de façon crédible.
Le travail se fait sur une numérisation haute définition de la photo. L’image est découpée en zones, peau, cheveux, vêtements, ciel, végétation, murs, objets, et chacune reçoit sa teinte, avec ses nuances. Une joue n’a pas la même couleur qu’un front, un tissu de laine ne réagit pas à la lumière comme une soie. Ce sont ces écarts, et les ombres respectées, qui font qu’un visage colorisé paraît vivant au lieu de ressembler à une peinture.
Les logiciels automatiques donnent une première base en quelques secondes. Ils se trompent souvent sur les vêtements, les objets et les arrière-plans, et laissent des zones grises ou baveuses. Pour un tirage que l’on va encadrer, ce premier jet n’est qu’un point de départ : au labo, les couleurs sont ajustées, puis vous validez le résultat avant le tirage.
Vraies couleurs ou couleurs plausibles ?
Il faut être honnête : personne ne connaît la couleur exacte de la robe portée à un mariage de 1935, sauf si la famille s’en souvient. La colorisation vise donc le plausible, et le vrai partout où un indice existe.
Les indices, ce sont d’abord les vôtres. La couleur des yeux et des cheveux d’un parent, celle de la façade de la maison, le bleu d’un uniforme, le rouge d’une voiture dont tout le monde parle encore. Avant de commencer, nous vous demandons ce que vous savez de la photo. Un détail de ce genre change tout, et un portrait colorisé « au hasard » n’a pas le même pouvoir qu’un portrait où les yeux ont enfin la bonne couleur.
Viennent ensuite les repères historiques : uniformes, drapeaux, enseignes, objets de l’époque, et les teintes qu’on retrouve sur d’autres photos couleur de la même période. Pour la photo de 1900 qui illustre cet article, des militaires français et leurs médecins, c’est ce qui a guidé les couleurs des tenues. Pour la peau, les cheveux et le ciel, enfin, on applique des gammes naturelles, en évitant le piège du trop saturé qui donne aux photos colorisées un air de carte postale.
Quelles photos se prêtent bien à la colorisation ?
Les portraits et les photos de famille sont les meilleurs candidats : mariages, communions, portraits d’aïeux, photos de classe, groupes devant la maison. Ce sont des images où la couleur rapproche : on reconnaît soudain quelqu’un qu’on n’avait vu qu’en gris.
Pour un bon résultat, trois choses comptent :
- La netteté. Une image nette permet de distinguer les matières et de poser les couleurs au bon endroit. Un portrait flou reste flou, en couleurs.
- Le contraste. Une photo très sombre ou très délavée cache des détails. Elle gagne souvent à être restaurée d’abord : le contraste retrouvé rend la colorisation plus fine.
- L’état de l’original. Déchirures, taches, pliures, mouchetures : tout cela se corrige sur la numérisation, avant la mise en couleurs. Les deux travaux se font d’une traite, comme pour notre photo de 1900.
Une photo sépia, légèrement teintée de brun, se colorise aussi bien qu’une photo grise. Les tirages très petits, comme les photos d’identité anciennes, aussi, mais le tirage final ne pourra pas être très grand.
Votre photo d’origine ne risque rien
C’est la question qu’on nous pose le plus souvent, et la réponse est simple : nous ne travaillons jamais sur l’original. La photo est d’abord numérisée en haute définition, puis rendue telle quelle. Tout le travail de restauration et de couleur se fait sur le fichier.
À la fin, vous recevez un nouveau tirage, au format de votre choix, et le fichier numérique de la version colorisée. Le fichier se partage en un message avec les cousins, se réimprime quand on veut, et peut servir à un agrandissement pour encadrer la photo. Vous gardez donc les deux versions, l’originale en noir et blanc et la colorisée, et c’est très bien ainsi : beaucoup de familles les accrochent côte à côte.
Comment ça se passe au labo
- Vous apportez la photo au labo, 66 bis rue de la République à Nîmes. Nous la regardons ensemble : son état, ce que vous en savez, ce que vous souhaitez.
- Nous numérisons l’original en haute définition et vous le rendons.
- Nous restaurons l’image si besoin, puis nous la mettons en couleurs. Vous validez le résultat.
- Vous récupérez le tirage et le fichier numérique.
Pour voir ce que cela donne concrètement, glissez le curseur avant / après sur notre page restauration et colorisation : c’est la même photo de 1900, dans l’état où elle est arrivée au labo, puis restaurée et colorisée.
Questions fréquemment posées.
Peut-on coloriser n’importe quelle photo noir et blanc ?
Presque. Il faut une image assez nette pour distinguer les matières : peau, tissus, décor. Une photo très floue ou très sombre donnera un résultat limité. Une photo abîmée, elle, se colorise très bien après une restauration. Le plus simple est de nous la montrer au labo.
Les couleurs seront-elles les vraies couleurs ?
Elles seront plausibles, et vraies partout où l’on dispose d’un indice : un uniforme connu, un drapeau, une couleur de cheveux ou d’yeux dont la famille se souvient. Pour le reste, nous choisissons des teintes naturelles et cohérentes avec l’époque. Dites-nous tout ce que vous savez de la photo : chaque détail compte.
Ma photo est déchirée ou tachée, faut-il la restaurer avant ?
Oui, et les deux se font ensemble. La restauration efface les dégâts du temps sur la numérisation, puis la colorisation est appliquée sur l’image réparée. La photo de 1900 en haut de cet article a suivi exactement ce chemin.
Que récupère-t-on à la fin ?
Un nouveau tirage de la photo colorisée, au format de votre choix, et son fichier numérique pour le partager avec la famille ou le réimprimer plus tard. Votre photo d’origine vous est rendue telle quelle, elle n’est jamais modifiée.
Combien de temps faut-il, et à quel prix ?
Ça dépend de la photo : sa taille, son état, le nombre de personnes et de détails à mettre en couleurs. Nous vous donnons un délai et un devis au labo, après avoir vu la photo.